S’informer sur les faux médicaments

Le trafic de médicaments falsifiés est un « double crime : crime contre la santé, et crime contre la société, car il frappe les plus pauvres parmi les malades ». Dès 2009, le Président Jacques Chirac lançait au Bénin, avec de nombreux Chefs d’Etat africains, l’Appel de Cotonou contre les faux médicaments, premier appel politique à affronter ce fléau, et point de départ d’un plaidoyer mené sans relâche par sa fondation durant plus de 10 ans, au plus haut niveau.

Dans la continuité de l’engagement de la fondation Chirac, l’OPALS se mobilise en faveur de la sensibilisation de tous à cette menace croissante. La recherche et l’information sur les faux médicaments sont cruciales pour mieux comprendre ce trafic et le combattre efficacement. Dans cet objectif, l’OPALS vous donne accès ci-dessous aux dernières actualités, alertes de l’Organisation Mondiale de la Santé, rapports des institutions, publications scientifiques, outils juridiques et articles généralistes sur le trafic de faux médicaments.

Actualités

« Tous victimes de la contrefaçon ! » alerte l’Union des Fabricants (Unifab). La contrefaçon au sens large, et la falsification des médicaments en particulier, représentent un grave danger pour la santé publique. Retrouvez sur le site de l’Unifab les conseils pour vous protéger !
Lors d’une opération menée à Cincinnati durant la dernière semaine d’avril, les douanes américaines ont saisi plus de 300 colis contenant de faux médicaments, des produits cosmétiques falsifiés et des appareils non autorisés de liposuccion. Parmi les faux produits médicaux saisis figuraient des antirétroviraux, des anticancéreux, des immunosuppresseurs injectables utilisés dans le traitement des pathologies inflammatoires rhumatoïdes, des benzodiazépines ainsi que des tests de diagnostic du Covid-19.
Durement touché par la falsification des vaccins contre la Covid-19, l’Equateur se mobilise contre le trafic en adhérant à la Convention Médicrime du Conseil de l’Europe. La signature a eu lieu le 7 mai 2021, faisant de l’Equateur le premier pays américain à rejoindre la Convention Médicrime.
Le laboratoire Quimfa SA lance l’alerte concernant la circulation d’ampoules de midazolam falsifiées, et donne des indices pour identifier ces faux médicaments. Sédatif largement utilisé en soins critiques dans la prise en charge des malades du Covid-19, le midazolam a vu son prix exploser depuis quelques mois en raison d’une très forte demande, alimentant les risques de développement d’un marché parallèle.

Le ministère de la Santé lance l’alerte après la découverte de versions falsifiées de l’antiinflammatoire Voltarène®, sous forme injectable, dans une pharmacie de Coronado. Les analyses ont confirmé la falsification, le faux Voltarène® ne contient aucun principe actif. Un antidouleur à base de tramadol, le Zaldiar®, également falsifié, a été saisi lors des perquisitions.

Un laboratoire clandestin produisant de faux médicaments en plein cœur de la capitale Abidjan a été identifié et démantelé. Plus de 500 millions de Francs CFA de produits falsifiés ont été saisis. Les trafiquants opéraient derrière une imprimerie qui leur servait de couverture. Ils fabriquaient tous types de faux médicaments : antibiotiques, antipaludiques, antiinflammatoires, en comprimés et sous forme injectable, ainsi que du lait infantile.

RAPPORTS

Ouverte à tous les pays, membres ou non du Conseil de l’Europe, la Convention Médicrime est le premier outil juridique international qui criminalise le trafic de faux médicaments, encourage l’harmonisation des législations et la coopération transfrontalière contre ce fléau.

La directive vise à sécuriser le circuit des médicaments dans l’Union Européenne par le renforcement de la traçabilité (sérialisation) et l’apposition de dispositifs d’inviolabilité sur les boîtes de médicaments.

Complémentaire de la Convention Médicrime, le guide de l’ONUDC est un outil pratique d’aide à la rédaction, la modification ou la révision de textes de loi visant à lutter contre le trafic de médicaments falsifiés.

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