S’informer sur les faux médicaments

Le trafic de médicaments falsifiés est un « double crime : crime contre la santé, et crime contre la société, car il frappe les plus pauvres parmi les malades ». Dès 2009, le Président Jacques Chirac lançait au Bénin, avec de nombreux Chefs d’Etat africains, l’Appel de Cotonou contre les faux médicaments, premier appel politique à affronter ce fléau, et point de départ d’un plaidoyer mené sans relâche par sa fondation durant plus de 10 ans, au plus haut niveau.

Dans la continuité de l’engagement de la fondation Chirac, l’OPALS se mobilise en faveur de la sensibilisation de tous à cette menace croissante. La recherche et l’information sur les faux médicaments sont cruciales pour mieux comprendre ce trafic et le combattre efficacement. Dans cet objectif, l’OPALS vous donne accès ci-dessous aux dernières actualités, alertes de l’Organisation Mondiale de la Santé, rapports des institutions, publications scientifiques, outils juridiques et articles généralistes sur le trafic de faux médicaments.

Actualités

L’Ordre des pharmaciens du Sénégal et le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal ont invité l’autorité religieuse à s’impliquer dans la lutte et insisté sur la criminalisation du trafic de faux médicaments qui gagne du terrain au niveau de la cité religieuse de Touba. Plus de 300 dépôts sont installés contre 46 pharmacies légales

Le gouvernement nigérien, appuyé par l’Office Central pour la répression des trafics illicites de stupéfiants (OCRTIS) lutte contre le trafic de fausse chloroquine « Samquine ». Selon les analyses effectuées, les échantillons de contrefaçon contiendraient seulement 2.4% à 20.2% de chloroquine

Le Gouvernement s’apprête à mettre en place une nouvelle législation pour lutter contre le faux médicament dans le cadre du « Drug Act 2019 ». Cette nouvelle législation permettra, par exemple, d’appliquer des amendes peines de prison jusqu’à 14 ans pour l’altération de médicaments, la fabrication, le stockage, la distribution et la vente de faux médicaments.

Le trafic de faux médicaments compte parmi les 4 plus gros réseaux de crime organisés d’après le rapport de l’UNODC (United Nations Office on Drugs and Crime ), estimant le montant des dépenses annuelles  des consommateurs de faux médicaments entre 520 millions et 2.6 milliard de dollars. Ce même rapport montre qu’au moins  47% des médicaments antipaludiques de l’Asie du Sud-Est sont des faux médicaments.

En conséquence du Brexit, les pharmacies du Royaume-Uni vont être automatiquement déconnectées du système européen de vérification et traçabilité des médicaments mis en place par la Directive européenne 2011/62/UE dite médicaments falsifiés. La Royal Pharmaceutical Society alerte sur le risque d’afflux de médicaments falsifiés à partir de la fin de la période de transition du Brexit, le 31 décembre 2020.

Le Gouvernement s’apprête à mettre en place une nouvelle législation pour lutter contre le faux médicament dans le cadre du « Drug Act 2019 ». Cette nouvelle législation permettra, par exemple, d’appliquer des amendes peines de prison jusqu’à 14 ans pour l’altération de médicaments, la fabrication, le stockage, la distribution et la vente de faux médicaments.

RAPPORTS

Ouverte à tous les pays, membres ou non du Conseil de l’Europe, la Convention Médicrime est le premier outil juridique international qui criminalise le trafic de faux médicaments, encourage l’harmonisation des législations et la coopération transfrontalière contre ce fléau.

La directive vise à sécuriser le circuit des médicaments dans l’Union Européenne par le renforcement de la traçabilité (sérialisation) et l’apposition de dispositifs d’inviolabilité sur les boîtes de médicaments.

Complémentaire de la Convention Médicrime, le guide de l’ONUDC est un outil pratique d’aide à la rédaction, la modification ou la révision de textes de loi visant à lutter contre le trafic de médicaments falsifiés.

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