S’informer sur les faux médicaments

Le trafic de médicaments falsifiés est un « double crime : crime contre la santé, et crime contre la société, car il frappe les plus pauvres parmi les malades ». Dès 2009, le Président Jacques Chirac lançait au Bénin, avec de nombreux Chefs d’Etat africains, l’Appel de Cotonou contre les faux médicaments, premier appel politique à affronter ce fléau, et point de départ d’un plaidoyer mené sans relâche par sa fondation durant plus de 10 ans, au plus haut niveau.

Dans la continuité de l’engagement de la fondation Chirac, l’OPALS se mobilise en faveur de la sensibilisation de tous à cette menace croissante. La recherche et l’information sur les faux médicaments sont cruciales pour mieux comprendre ce trafic et le combattre efficacement. Dans cet objectif, l’OPALS vous donne accès ci-dessous aux dernières actualités, alertes de l’Organisation Mondiale de la Santé, rapports des institutions, publications scientifiques, outils juridiques et articles généralistes sur le trafic de faux médicaments.

Actualités

La coopération judiciaire européenne contre la fraude et la corruption s’organise, avec la création d’un parquet européen. Présidé par Laura Kövesi, figure de la lutte anti-corruption en Roumanie, ce parquet pourrait à l’avenir voir son champ d’action étendu à la lutte contre tous les trafics criminels. Y compris celui des faux médicaments ?
Avec le soutien de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), les autorités polonaises, italiennes et françaises ont démantelé en Pologne un trafic de faux médicaments estimé à plus de 5 millions €. Des centaines de milliers de produits médicaux falsifiés ont été saisis, et 13 personnes arrêtées.
Une douzaine de personnes en lien avec un trafic de faux vaccins contre le COVID-19 ont été arrêtées par les autorités chinoises. Un homme aurait empoché 18 millions de yuans (2,78 millions $) pour la vente de 60 000 faux vaccins, en Chine et à l’étranger. Dès décembre 2020, plus de 200 personnes auraient reçu ce faux vaccin selon les autorités.
Six personnes ont été arrêtées par la police mexicaine pour suspicion de trafic de faux vaccins COMIRNATY® (Pfizer) contre le COVID-19. Les vaccins falsifiés étaient vendus dans une clinique privée dans le nord du pays, à environ 2 000 dollars la dose.

Les forces de l’ordre ont fermé un établissement de médecine alternative qui vendait et administrait de faux vaccins anti-Covid. Environ 70 000 équatoriens auraient reçu une injection de ce vaccin falsifié, dont la composition demeure inconnue.

Vendredi 19 février 2021, le Niger a signé la Convention Médicrime du Conseil de l’Europe contre les faux médicaments, devenant le 7ème pays africain à y adhérer. L’OPALS salue l’initiative du Niger et se réjouit de la mobilisation croissante des pays africains contre le fléau des médicaments falsifiés.

RAPPORTS

Ouverte à tous les pays, membres ou non du Conseil de l’Europe, la Convention Médicrime est le premier outil juridique international qui criminalise le trafic de faux médicaments, encourage l’harmonisation des législations et la coopération transfrontalière contre ce fléau.

La directive vise à sécuriser le circuit des médicaments dans l’Union Européenne par le renforcement de la traçabilité (sérialisation) et l’apposition de dispositifs d’inviolabilité sur les boîtes de médicaments.

Complémentaire de la Convention Médicrime, le guide de l’ONUDC est un outil pratique d’aide à la rédaction, la modification ou la révision de textes de loi visant à lutter contre le trafic de médicaments falsifiés.

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