S’informer sur les faux médicaments

Le trafic de médicaments falsifiés est un « double crime : crime contre la santé, et crime contre la société, car il frappe les plus pauvres parmi les malades ». Dès 2009, le Président Jacques Chirac lançait au Bénin, avec de nombreux Chefs d’Etat africains, l’Appel de Cotonou contre les faux médicaments, premier appel politique à affronter ce fléau, et point de départ d’un plaidoyer mené sans relâche par sa fondation durant plus de 10 ans, au plus haut niveau.

Dans la continuité de l’engagement de la fondation Chirac, l’OPALS se mobilise en faveur de la sensibilisation de tous à cette menace croissante. La recherche et l’information sur les faux médicaments sont cruciales pour mieux comprendre ce trafic et le combattre efficacement. Dans cet objectif, l’OPALS vous donne accès ci-dessous aux dernières actualités, alertes de l’Organisation Mondiale de la Santé, rapports des institutions, publications scientifiques, outils juridiques et articles généralistes sur le trafic de faux médicaments.

Actualités

Face aux criminels qui tentent de profiter de la pandémie pour s’enrichir au détriment de la santé des populations, le Comité Médicrime énonce 13 mesures pour prévenir et combattre le trafic de vaccins anti-Covid falsifiés. L’élimination des déchets liés aux vaccins (flacons vides, étiquettes…), par exemple, doit être effectuée dans un circuit sécurisé afin d’éviter tout risque de récupération et réutilisation par les trafiquants !

Le 1er avril 2021, le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe a invité le Mali à adhérer à la Convention Médicrime. La Fondation OPALS salue la décision du Conseil de l’Europe et la volonté du Mali de rejoindre le combat contre les faux médicaments. Le Mali doit désormais officialiser son engagement par signature puis ratification de la Convention Médicrime.

Face à l’explosion des propositions frauduleuses en ligne, l’Académie de médecine rappelle que « le circuit pharmaceutique légal, sûr et sécurisé, est le garant de l’approvisionnement des hôpitaux, centres de vaccination, cabinets médicaux et pharmacies d’officine disposant seuls de vaccins authentiques ». Attention aux « opportunités trompeuses et dangereuses » sur Internet ! 

Alors que l’épidémie de Covid-19 fait rage en Inde, un homme a été arrêté pour détournement et trafic de Remdesivir, l’un des médicaments étudiés dans le traitement de cette pathologie. Quatre personnes avaient été interceptées quelques jours plus tôt alors qu’elles vendaient des flacons de Remdesivir contenant en réalité du paracétamol.

Des doses falsifiées du vaccin anti-Covid du laboratoire Pfizer ont été saisies en Pologne et au Mexique. Après analyse, le laboratoire confirme que les faux vaccins n’avaient aucun pouvoir protecteur. Au Mexique, 80 personnes ont reçu une injection du vaccin falsifié. En Pologne, les seringues semblaient contenir de la crème antiride.

Les vaccins Sputnik V falsifiés auraient été commandés par un entrepreneur pakistanais et administrés à ses employés et diverses personnes de sa connaissance. Les injections ont eu lieu dans un hôtel dont l’entrepreneur est propriétaire, ainsi qu’au sein de sa fabrique textile.

RAPPORTS

Ouverte à tous les pays, membres ou non du Conseil de l’Europe, la Convention Médicrime est le premier outil juridique international qui criminalise le trafic de faux médicaments, encourage l’harmonisation des législations et la coopération transfrontalière contre ce fléau.

La directive vise à sécuriser le circuit des médicaments dans l’Union Européenne par le renforcement de la traçabilité (sérialisation) et l’apposition de dispositifs d’inviolabilité sur les boîtes de médicaments.

Complémentaire de la Convention Médicrime, le guide de l’ONUDC est un outil pratique d’aide à la rédaction, la modification ou la révision de textes de loi visant à lutter contre le trafic de médicaments falsifiés.

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