Tous contre la malnutrition

Les 1 000 premiers jours de la vie de l’enfant sont les plus déterminants car, une mauvaise alimentation à cet âge pourrait avoir des conséquences irréversibles sur sa croissance et sa santé. Aujourd’hui dans le monde, selon l’organisation Mondiale de la Santé (OMS), 195 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent d’un retard de croissance ; 90% d’entre eux vivent en Afrique subsaharienne et en Asie. Près de la moitié des décès d’enfants de moins de 5 ans sont dus à la malnutrition !

En guise de rappel, la malnutrition est par définition la carence, l’excès ou le déséquilibre dans l’apport énergétique et/ou nutritionnel d’une personne.

Deux types de malnutrition sont généralement constatés chez les patients concernés, la malnutrition aiguë et la malnutrition chronique :

  • La malnutrition aiguë ou l’émaciation est due à un manque d’apport alimentaire entraînant des pertes récentes et rapides de poids avec un amaigrissement extrême. Elle se manifeste par une inadéquation du rapport poids/taille.
  • La malnutrition chronique ou retard de croissance est dû à une insuffisance d’apport alimentaire prolongée et un régime alimentaire inadéquat. Elle se manifeste par une inadéquation de la taille d’un enfant par rapport à son âge.

La Guinée n’est pas en marge de cette situation qui touche plusieurs autres pays. Selon l’enquête démographique de la santé (EDS) 2018, 26% des enfants de 0 à 59 mois souffrent de la malnutrition chronique.

Cependant, Chaque région de la Guinée peut avoir ses réalités particulières même si parfois les signes annonciateurs ont un point commun.

A Télimélé comme ailleurs dans d’autres régions de la Guinée, bien que la population soit résiliente face à la pandémie de Covid-19, le constat révèle que les effets collatéraux ont contribués à exacerber les causes structurelles de l’insécurité alimentaire et des crises nutritionnelles. Autre facteur relevé est la hausse des prix des produits alimentaires, avec une augmentation du prix des denrées de première nécessité.

Il est à souligner les difficultés liées à l’obtention des données sur le terrain permettant de cerner en profondeur le facteur causal de la remontée des chiffres.

La réponse de l’OPALS à Télimélé

L’état nutritionnel d’un enfant dépend de trois facteurs : l’alimentation, la santé et les soins. C’est pourquoi, à Télimélé, dans le cadre de notre combat contre le VIH/SIDA à travers le projet d’Amélioration de la santé maternelle et infantile avec mise à disposition d’une offre PTME du VIH de qualité dans la préfecture de Télimélé (Guinée), l’OPALS développe tout un éventail d’actions qui agissent sur ces trois facteurs à travers ses volets médical et communautaire :

  • La collecte des données sur les cas de malnutrition dans les Centres de santé et Postes de santé
  • La supervision formative en PCIMNE dans les 15 PS pour améliorer la qualité des soins de santé et le renforcement des compétences des agents dans le diagnostic et la prise en charge des cas de malnutrition
  • La sensibilisation de la population à travers des ateliers culinaires qui permettent aux femmes de découvrir des recettes simples à base d’aliments locaux


Notre objectif à travers ces différentes activités est d’améliorer la nutrition des enfants afin de prévenir la malnutrition en touchant le maximum de cible même dans les localités les plus enclavées à Télimélé. “Un enfant bien nourri est un avenir assuré« 

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