Après les antirétroviraux falsifiés, de faux médicaments anti-Covid affectent les populations Africaines.

Le trafic de médicaments falsifiés est une activité criminelle extrêmement lucrative, responsable de centaines de milliers de morts chaque année de par le monde, et malheureusement encore trop peu réprimée, par manque d’outils législatifs ou d’engament des parties concernées. Tous les types de médicaments sont contrefaits : antibiotiques, antipaludéens, antidouleurs, anticancéreux, antidiabétiques, ….. médicaments de marque ou génériques. De très nombreux vaccins sont aussi falsifiés.

Depuis bien des années, des problèmes de qualité affectent également différents médicaments antirétroviraux, comme par exemple au Kenya en 2011 à propos de plusieurs lots de médicaments pré-qualifiés par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) , ou en 2015-2016 lorsque des antirétroviraux douteux ont été repérés en République du Congo et au Gabon.

Très récemment, une tribune de Marija Pejčinović Burić, Secrétaire Générale du Conseil de l’Europe, alertait sur la lutte contre la contrefaçon médicale en temps de pandémie de Covid-19. De très nombreux faux produits médicaux sont en effet apparus à l’occasion de la pandémie. Interpol a récemment conduit une opération qui a abouti à 121 arrestations dans le monde entier et à la saisie de produits pharmaceutiques potentiellement dangereux d’une valeur de plus de 13 millions d’euros.

Une enquête récente de la BBC révèle que de faux médicaments proposés contre le Covid sont en vente en Afrique, où les faussaires profitent des failles du marché. La BBC a ainsi découvert de grandes quantités de fausse chloroquine en circulation en République démocratique du Congo et au Cameroun. L’OMS a également signalé la présence de faux médicaments au Niger.

Au Mozambique, les policiers ont confisqué des dizaines de milliers de masques faciaux contrefaits et de faux médicaments, avec lesquels les vendeurs prétendaient pouvoir guérir la maladie à coronavirus.

Alors que la pandémie de coronavirus se poursuit, le professeur Paul Newton, spécialiste de la filière des faux médicaments à l’Université d’Oxford, met en garde contre la circulation des faux médicaments. Leur commercialisation ne fera qu’augmenter si les gouvernements du monde entier ne mènent pas ensemble la lutte contre ce fléau, dit-il.

Il est donc de première importance que les populations locales soient au courant de ces dangers, et c’est le rôle des professionnels de santé et des autorités que de les en avertir. L’OPALS, par la voix du Professeur Gentilini, contribue à cette sensibilisation et mobilisation.

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