Histoire à succès. Le témoignage des bénéficiaires

Le changement de comportement à travers la sensibilisation par des agents de santé communautaire

Témoignage de Madame Hadja Adama Billa Sow – district sanitaire de Sarekaly

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Sur 1000 naissances, 123 enfants décèdent avant l’âge de 5 ans, en République de Guinée. Le paludisme représente la 1ère cause de mortalité pour cette population.

Hadja Adama Billa Sow est une femme âgée de 75 ans, souriante, coquette et soucieuse de son apparence. Mère de 2 filles et 2 garçons, déjà adultes et eux-mêmes parents, elle n’a pourtant pas été épargnée par l’important taux de mortalité juvénile dont souffre son pays. Il y a plus de 40 ans, Hadja perd sa fille de 4 ans à peine « Elle était malade, le palu. Malgré les médicaments, elle est décédée», explique-t-elle en soussou, sa langue natale. La santé au sein de son district, elle l’a vue évoluer positivement au fil des années et, pour elle, l’avancée majeure est l’intégration des agents de santé communautaire « Les agents communautaires ont un rôle important dans la sensibilisation. S’ils sont bien choisis, on les écoutera ». Aujourd’hui,  sa plus grande crainte reste le paludisme et elle est satisfaite de connaître les bons gestes pour l’éviter. Ainsi, elle assainit régulièrement sa maison et dort systématiquement sous une moustiquaire. Ces messages préventifs, elle les transmet également au sein de sa famille et de son village, convaincue de leur efficacité.

Depuis 2012, l’OPALS a renforcé 280 agents de santé communautaire sur la Prise en charge des infections et des maladies du nourrisson et de l’enfant (PECIMNE), intégrant notamment le paludisme, et les accompagne dans la mise en œuvre de causeries éducatives pour la sensibilisation des communautés dans les préfectures de Kindia et Télimélé.