Selon l’ONU SIDA/ l’OMS, dec. 2009
Population générale
Dans le monde: environ 33,4 millions de personnes vivent avec le virus du SIDA (PvVIH) fin 2008.
En Afrique subsaharienne: 22,4 millions, soit 67 % de PvVIH au niveau mondial alors que l’Afrique compte 11 % de la population mondiale.
Dans cette région, 1,9 million de personnes ont contracté le VIH en 2008, soit 70% des nouvelles infections dans le monde
1 ,4 des 2 millions de morts relatives au VIH/Sida en 2006 (soit 70 %) vivaient en Afrique subsaharienne.
Femmes et enfants
En Afrique Subsaharienne, les femmes et les jeunes filles représentent 60% des PV VIH.
La région abrite 13,4 millions de femmes vivant avec le VIH+ en 2008, représentant plus de 80% des femmes vivant avec le VIH+ dans le monde.
Alors que 2,1 millions d’enfants de moins de 15 ans vivent avec le VIH dans le monde, l’Afrique sub-saharienne en regroupe plus de 90 %. En 2008, 390 000 enfants ont été contaminés sur ce continent soit 90% des nouvelles infections.
La principale voie de contamination est la transmission du virus de la mère à l’enfant, au moment de la grossesse, de l accouchement et de l ‘allaitement. La prévention de la transmission mère-enfant (PTME) est possible et efficace, réduisant de 35 % à moins de 2 % la fréquence de contamination de l’enfant. Pourtant, en Afrique, moins de 20% des femmes enceintes séropositives bénéficient d’un programme de PTME selon les standards OMS.
Faute de traitement adapté (trithérapie anti-rétrovirale), plus de la moitié des enfants infectés en période néonatale vont mourir avant l’âge de 2 ans. Or fin 2008, en Afrique Subsaharienne, moins de 10 % des 600 000 enfants ayant besoin de ces traitements y avaient effectivement accès.
PvVIH ayant besoin d’une trithérapie ARV
Dans le monde environ 5 millions de personnes recevaient un traitement en 2008
Plus de 4 millions de personnes dans les pays en voie de développement avaient accès à un traitement (trithérapie ARV) à la fin de l année 2008. On estime qu’en Afrique Sub-saharienne, seulement 1/3 des PvVIH, dont l’état de santé nécessitait un traitement y avaient effectivement accès.
La région compte 70 % des personnes vivant dans des pays en développement dont l’état de santé nécessite une mise sous trithérapie antirétrovirale mais qui n’y ont pas accès ; en d’autres termes, elle compte plus de 3,5 millions de personnes ayant un besoin d’accès aux trithérapies antirétrovirales.
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